18 termes annotes. 3 non trouves dans le texte affiche (voir knowledge.md) : le présent historique (de narration), l'imparfait de description / discours rapporté, le passé composé (narration ponctuelle).
Comme des milliers d’Italiens après-guerre, Francesco Cicora fait le voyage. Direction la Belgique, promesse d’un avenir meilleur. Motivé par des affiches et des films promotionnels réalisés par les entreprises minières belges, il se retrouve à Marcinelle pour travailler dans la minemine (underground pit for extracting coal or minerals) du Bois du Cazier.
Sur place, les conditions de travail sont très difficiles. Certaines galeries sont très étroites, il faut travailler vite pour faire un maximum de rendement, les mineurminer (person who works underground in a mine)s sont tout le temps en contact avec des substances toxiques. Mais l’argent gagné dans la mine permet à ces travailleurs étrangers de faire vivre leurs familles restées au pays.
Francesco ne rêve que d’une chose : retourner un jour chez lui. Le 8 août 1956, tout basculeeverything changes / everything tips over (turning point). Un accident provoque un violent incendiefire, blaze dans la mine du Bois du Cazier.
262 mineurs, dont 136 Italiens décèdent sur-le-champimmediately, on the spot. Francesco se trouve parmi les nombreuses victimes. Sa dépouillemortal remains, corpse (formal/solemn register) n’a jamais été identifiée.
Il fait partie de ceux qu’on appelle les 'inconnus' du Bois du Cazier. Comme pour beaucoup de familles des victimes, Michele Cicora, fils de Francesco, n’a aucun lieu pour rendre hommageto pay tribute/homage to à son père. Obsédé par l’idée de le retrouver, il se lanceto throw oneself into, to embark on dans un projet édifiantedifying, instructive, uplifting (morally or intellectually).
En 2019, il écrit au ministre des Affaires étrangères avec une demande historique : exhumerto exhume, to dig up (a body) les corps des inconnus du cimetièrecemetery, graveyard de Marcinelle et les identifier grâce aux nouvelles technologies. Contre toute attenteagainst all expectations, surprisingly, la demande est acceptée et motive une cinquantaine de bénévoles. Le 4 octobre 2021, les cercueilcoffins non identifiés sont sortis de terre après 65 ans dans le flouin uncertainty / in obscurity (lit. in the blur).
Un funérariumfuneral home, funeral parlour accueille toute l’équipe. Médecins légisteforensic pathologist / forensic doctors, dentistes, anthropologues, historiens, ils sont prêts à tout pour honorer la mémoire des aïeuxancestors, forebears (pl. of aïeul). Sur le mur sont affichés les portraits des 14 inconnus.
C’est important de leur donner un visage et une identité. – Denis Fontaine, agent funéraire On prélève l’ADN de Michele. Le but : trouver un match avec une des dépouilles.
Alors que les analyses commencent à donner les premiers résultats, Michele attend. Il accompagne avec passion ces spécialistes qui ont répondu à son appel. La volonté de le retrouver me donne la force de soutenir ce que je vois.
– Michele Cicora Michele Cicora profite de son séjour pour en apprendre plus sur la vie de son père. Il se rend à Blégny pour visiter la dernière mine de Belgique, transformée en musée des charboncoalnages. Il y rencontre Michel Claus, un ancien mineur qui lui partage son expérience personnelle.
Lorsqu’on descendait dans la mine dans la cage, ça n’était pas descendre, c’était tomber. Je me demandais, pourquoi une telle vitesse ? Parce qu’on était là pour travailler.
– Michel Claus, ancien mineur Photos d’archives, témoignages, observation des experts : tout rapproche Michele un peu plus de Francesco. Sur le lit de mort de sa mère, il a fait une promesse : faire tout son possible pour ramener son père dans leur ville de San Giuliano di Puglia. Il a tenu sa promesse.
Il a tout fait. Mais retrouvera-t-il la trace de Francesco Circone ? Réponse dans l’émission Retour aux sources : Les inconnus du Bois du Cazier.