22 termes annotes. 5 non trouves dans le texte affiche (voir knowledge.md) : un cercle vicieux, exprimer la cause, exprimer la conséquence, le comparatif, le superlatif.
Depuis la fin de la dernière glaciationglaciation, ice age, il y a 12.000 ans, les températures ont peu évolué, malgré le développement humain. Au cours des 2000 dernières années, elles ont même eu tendance à très légèrement diminuer. On parle ici en dixièmes de degrés. Mais le grand changement intervient dès la révolution industrielle, au milieu du 19e siècle. A ce titre, les graphiques publiés par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et ses milliers de scientifiques issus de 195 pays sont édifiantsstriking, eye-opening (revealing the truth). Si l’on y regarde d’un peu plus près, on constate un accroissementan increase, a rise extrêmement rapide des températures lors des 170 dernières années. Cela est dû à l’intervention humaine : les déforestationsdeforestation et utilisations massives des énergies fossilesfossil fuels sont responsables des gaz à effet de serregreenhouse gases. CO2, méthane, protoxyde d’azote et gaz fluorés absorbent le rayonnement infrarougeinfrared radiation réémis par la Terre, provoquant un réchauffement(global) warming de l’atmosphère. Ce réchauffement à des conséquences en cascadecascading, knock-on (one thing triggering the next) puisqu’il contribue à la fonte des glacesthe melting of (the) ice, ce qui rejette du CO2 emprisonné et accélère encore le processus. Ainsi, de 1850 à 2025, notre planète s’est réchauffée de 1,39° (source : Météo-France) Les 3 dernières années (2023-2025) ont été en moyenne supérieures de plus de 1,5° au niveau préindustrielpre-industrial level (climate baseline) (source : Copernicus) Les 11 dernières années ont été les plus chaudes jamais relevées sur Terre (source : Copernicus) 1992 : premières mesures C’est en 1990 que paraît le premier rapport du GIEC sur le changement climatique. Deux ans plus tard, un sommet de la Terre a lieu à Rio. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) y est signée. Il s’agit du premier traité international sur le changement climatique impliquant alors 154 pays, dont la Belgique. Ils sont 198 actuellement, en comptant l’Union européenne. En 1995 a lieu la première COP (Conference of the Parties). Mais c’est en 2015 que s’opère le tournant majeur pour le climat : le fameux accord de Paris. Ils sont 196 Etats à décider de maintenir l’augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 2° par rapport aux niveaux préindustriels, et de préférence sans dépasser + 1,5°. Pour cela, il faut réduire les émissions de CO2. Un chemin pris également par l’Union européenne avec son Pactethe (European) Green Deal vert pour l’Europe (2019), qui vise à réduire les rejets de CO2CO2 emissions / releases de 55% en 2030 par rapport à 1990, et à atteindre la neutralité climatiqueclimate neutrality (net zero) d’ici 2050. Cela explique le virage vers l’électrification automobile, le secteur du transport étant responsable d’un tiers des émissions de carbone. Perspectives futures : toujours plus chaud ! Les mesures prises localement ou au niveau d’un continent n’enrayentto curb, halt, stop (a process) pas encore l’évolution du climat. D’abord parce qu’il faut des années pour assister au changement, ensuite parce que tous les pays ne jouent pas le jeunot to play along / not to cooperate. La Chine est responsable de 29% des rejets de CO2 dans le monde quand les USA en sont à 11% et l’Union européenne à 6%. La Terre continue donc son réchauffement. L’Organisation météorologique mondiale, qui dépend de l’ONU, vient de publier son rapport annuel plutôt pessimiste. Selon l’OMM, 'les températures moyennes mondiales devraient se maintenir 'à des niveaux record ou quasi record' sur la période 2026-2030, avec 75% de probabilité que la moyenne de ces cinq ans dépasse de plus de 1,5° celle des niveaux préindustriels.' Les différents scénarios du GIEC le prédisaient déjà. Dans les perspectives les plus ambitieuses en termes de réduction de CO2, d’ici 2100 nous gagnerons de 1° à 1,8° par rapport à 1850. Mais la projection la plus pessimiste annonce de 3,3° à 5,7° supplémentaires, ce qui aurait des conséquences catastrophiques (fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer, perte de biodiversité, épisodes caniculairesheatwave episodes (canicule = severe heat) fréquents, etc.).
Inégales devant les rejets de CO2, les régions du monde le sont aussi devant la haussethe rise, increase des températures. Nous avons parlé jusqu’ici du changement climatique mondial. Or, certaines régions se réchauffent plus que d’autres. C’est le cas de l’Europe. Selon l’observatoire européen Copernicus, notre continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne planétaire. Nous 'gagnons' 0,56° par décennie depuis 30 ans. Parmi les explications avancées, il y a la diminution des superficies de glaces, qui renvoient une partie des rayons du soleil et gardent les sols humides. Il y a aussi la proximité avec l’Arctique. Car l’Arctique est la région du globe qui détient le record de vitesse de réchauffement : 0,75° par décennie Une observation confirmée par l’Organisation météorologique mondiale dans ses perspectives : 'Les prévisions montrent aussi que le réchauffement dans l’Arctique devrait continuer de dépasser nettement la tendance observée à l’échelle planétaire. Au cours des cinq prochains hivers prolongés de l’hémisphère nord (novembre à mars), la température dans l’Arctique devrait ainsi être supérieure de 2,8° à la normale pour la période 1991-2020.' Conséquences : plus de canicules Alors que notre pays, au climat océanique tempérétemperate (mild climate) influencé par le Gulf Stream, a longtemps été épargnéspared (left untouched by sth) par les vagues de chaleura heatwave (une vague équivaut à 5 jours à 25° dont 3 jours à plus de 30°), c’est de moins en moins le cas. Dans la station de référence d’Uccle, l’Institut royal météorologique a recensé 50 vagues de chaleur entre 1901 et 2025. D’abord relativement espacées dans le temps, elles sont de plus en plusmore and more / less and less (progression) fréquentes. Il n’y en a d’ailleurs pas eu une seule entre 1960 et 1975 alors que depuis 10 ans, il y en a au moins une par année à l’exception de 2021 et 2024. Celle que nous connaissons actuellement n’est finalement qu’un épisode de plus, qui est appelé à se multiplier à l’avenir.